Droits d’auteur : pour y voir un peu plus clair…

Aujourd’hui je vous présente une petite initiative personnelle, dont l’objet est d’essayer d’avoir une petite vision synthétique sur les principaux aspects relatifs aux œuvres de l’esprit : propriété et droits d’auteur.

Dans nos démarches de mise à disposition et d’accès à des ressources disponibles sur le web,se pose toujours la question des droits d’auteur. En effet, comme nous le savons, ce n’est pas parce que quelque chose est là, visible, qu’on peut s’en servir librement. Dans le contexte de civilisation dans lequel nous vivons, le droit de l’auteur d’un oeuvre de l’esprit a été reconnu comme un droit fondamental. Et l’appareil législatif encadre ce droit ; en France, c’est le code de la propriété intellectuelle qui en réunit les textes.

Mais, lorsque nous sommes confrontés à la réalité de l’application de ces textes, comment y voir un peu clairement de quoi il en est question ?

Dans ma tentative de répondre de façon synthétique à cette problématique, j’ai utilisé un de ces outils qui nous permettent de réaliser des cartes conceptuelles (Cmap Tools en l’occurrence). Avec ces outils, on réfléchit tout en réalisant, et tout en réalisant on analyse et on échafaude un raisonnement ou un parcours logique autour du thème de réflexion.

Je vous livre ainsi le résultat de ma petite recherche, en espérant qu’il puisse contribuer à éclairer la vision et la compréhension sur ce sujet :

http://bit.ly/29VIVXc

Evidemment, cette carte n’est qu’une petite synthèse et n’a pas vocation à remplacer les textes législatifs eux-mêmes, ni le travail quotidien des professionnels du droit et des sociétés de droits d’auteur que je vous invite à solliciter en cas de besoin (leurs sites web regorgent d’informations utiles).

Par ailleurs, nous n’en pouvons rester là dans le cadre de la jungle des droits d’auteur. Avec le développement du secteur informatique, puis de l’Internet, de nouvelles initiatives et approches on vu le jour quant à l’application et les limites du droit d’auteur. Des licences standard ont été rédigées qui, dans le cadre de la loi de la propriété intellectuelle, ont pour vocation de rendre plus ouverte et souple son application.  Cela peut également faire l’objet d’une carte conceptuelle (ou autre moyen d’aide à la réflexion et à la visualisation). Je vous invite à la réaliser vous-mêmes, pourquoi pas ? Des initiatives existent déjà. N’hésitez pas à faire vos commentaires et autres apports enrichissants.

Série « Ressources en ligne » (2)

Aujourd’hui je vous présente une ressource en ligne proposée par l’association Des livres à lire et à entendre. Dans le cadre de leur action, notamment à l’attention de personnes non-voyantes et malvoyantes, ils ont développé une base de documents audio qu’ils mettent en ligne en libre disposition : des livres audio, ou livres lus.

Classés par genres et par « donneurs de voix », ce site rassemble plus de 5000 œuvres littéraires et autres documents textuels. Ils sont lus par des personnes bénévoles et sont proposés en écoute en streaming ou en téléchargement (format mp3).

Vous y trouverez Jean de La Fontaine, Michel de Montaigne, Emile Zola, Madame De Sévigné, Alexandre Dumas, mais aussi des biographies, des discours, des articles, de la philosophie, des sciences,… sans oublier les textes en d’autres langues que le français.

Un très grand travail bénévole et généreux.

Lien : http://www.litteratureaudio.com/

« Jouer avec les mots », ou comment les outils numériques peuvent nous aider à appréhender la connaissance (2e partie)

Le 31 mai dernier, nous avons publié la première partie de cet article autour de l’emploi d’outils numériques pour travailler sur la manipulation et l’acquisition de connaissances.

A ce moment là, l’atelier, réalisé auprès d’enfants de CE1 et CE2, était en cours, et une première partie de l’atelier avait terminé : la réalisation de nuages de mots à partir de fables de La Fontaine.

La deuxième partie de cet atelier était entamée, en train de se faire. Et voilà qu’aujourd’hui tout est arrivé à son terme. En ce deuxième volet, les enfants ont appris et expérimenté la logique de compréhension et de présentation de connaissances à l’aide de cartes mentales.

Nous exprimions quelques doutes après les premières approches sur le sujet : est-ce que des enfants de ces âges-là peuvent apprendre ce type de démarche, qui implique un certain niveau de complexité et de structuration ?

Nous pouvons dire aujourd’hui que oui.

Après les avoir initiés à cette approche organisationnelle par la classification des animaux et les métaphores de l’arbre et de l’arbre généalogique, les enfants ont choisi eux-mêmes, par petits groupes, un thème à traiter : la musique, le sport, l’informatique, les grandes étapes de l’histoire. Sur un tableur, ils ont listé (de manière non exhaustive) des mots appartenant à ce thème, en vrac. Puis ils les ont regroupés par grandes catégories. Chaque catégorie avait une couleur, et ils ont colorié chaque mot trouvé avec la couleur de sa catégorie d’appartenance. Les catégories se regroupaient à leur tour sous le thème global. Une fois les regroupement réalisés, le canevas pour la réalisation de la carte était établi ; pour reprendre l’analogie avec l’arbre généalogique, nous avions le grand-parent, les parents et les enfants.

Carte mentale réalisée par un groupe d'enfants.
Carte mentale réalisée par un groupe d’enfants

Cette nouvelle approche a confirmé leur compréhension de cette manière de structurer la connaissance, de la hiérarchisation, les regroupements, les liens logiques,…

Il est probable que certains de ces enfants reprennent cette démarche, à leur propre initiative, dans le futur, pour travailler individuellement, préparer leurs cours, réviser, résumer, préparer un exposé, comprendre un thème,…

Les résultats de cet atelier sont visibles ici : http://fr.slideshare.net/CRodriM/atelier-numrique-jouer-avec-les-mots

6 heures pour apprendre le code, réaliser et publier un site web

En début d’année, nous avons réalisé un site web avec des enfants de CM1-CM2 (9-10 ans). On l’a fait avec le code directement : html et css. Les enfants ne le connaissaient pas du tout et ça leur a permis de le découvrir et se familiariser.

La tâche avait sa petite dose d’ambition : il fallait avoir un résultat final (le site en ligne) après uniquement 6 séances hebdomadaires de 1 heure.

C’était un groupe de 12 enfants, et ils se sont répartis en 5 petits groupes de 2-4 enfants. Chaque groupe devait réaliser une page web, qu’on a rassemblé ensuite en un site commun. Ils ont choisi librement le thème de leur page, et la thématique globale du site a été donc « Ce que j’aime ».

Les étapes :

  • recherche d’images et de contenus (textes, citations) / initiation aux questions de droits d’auteur
  • réalisation à la maison de quelques contenus (dessins, textes)
  • apprentissage des différentes balises : titre, texte, image, lien,…
  • formatage des images
  • écriture du code / visualisation en local au fur et à mesure
  • rassemblement des pages en un unique site
  • publication

Les principales difficultés rencontrées résident surtout dans l’extrême rigueur nécessaire à l’écriture du code.

Le travail en petits groupes a permis de rassembler et compenser les différents niveaux de motivation et de compréhension ; ça a permis également de resserrer les liens personnels grâce au choix d’un thème commun, à l’élaboration commune du projet et au résultat final qui est concret et publié pour le regard de tous : « je vais le faire voir à ma tante en Australie ».

Evidemment, j’ai appuyé le travail de fond : écriture de lignes de code (notamment lorsque les images étaient nombreuses), formatage d’images, écriture de la page mentions, réalisation de la page d’accueil et du titre, préparation préalable des fichiers et dossiers.

Les enfants sont repartis, non seulement avec un site sous les bras, mais également avec un vécu de confrontation aux outils fondamentaux de l’ordinateur et du web : utilisation du clavier et de la souris, manipulation de fichiers et dossiers, actions de type copier-copier-glisser-couper, traitement d’images, connaissance des coulisses du web, …

Les niveaux de motivation ont été très divers, du début à la fin, mais l’expérience acquise et le résultat final obtenu, personnel et haut en couleurs, pose une brique supplémentaire dans la construction de leur savoir et de leur estime de soi.

Pour voir le site : http://cequejaimeleplus.hebergratuit.net/

 

Série « Ressources en ligne » (1)

Cette série a pour objet de présenter des ressources en ligne accessibles à tous, qui vont nous permettre de :

  • lire : des livres, des articles, des magazines, la presse, des thèses, des rapports,…
  • écouter : de la musique, des sons, des conférences, des livres-audio, des concerts, des débats, des cours, des présentations,…
  • regarder : des images, des gravures, des photographies, des illustrations, des dessins, des œuvres d’art, de l’architecture,…
  • obtenir : des références, des bibliographies, des webographies,…

Canal-U

Pour commencer cette série, nous avons visé un niveau élevé de connaissances, tout en intégrant tout le spectre des disciplines du savoir pour que chacun y trouve son intérêt : la plateforme Canal-U.

Canal-U est la « webtv de l’enseignement supérieur et de la recherche » et elle met à disposition des ressources audiovisuelles de l’enseignement supérieur en France, validées par les conseils scientifiques des Universités Numériques Thématiques. Ces UNT, créées à l’initiative du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, regroupent, sous des structures juridiques variées, des établissements qui travaillent sur les mêmes thématiques, avec l’objectif de mutualiser la production de ressources pédagogiques numériques.

La plateforme présente des ressources fournies par des universités et organismes d’enseignement supérieur et de recherche. Elles ont vocation à être utilisées librement par les étudiants, les professionnels de l’enseignement et la formation, et elles sont en libre accès par tous.

A ce jour, plus de 15 000 ressources sont mises à disposition gratuitement en streaming autour de thématiques aussi variées que les sciences de l’ingénieur, les langues et civilisations, l’économie, les sciences de l’éducation… Certains producteurs donnent également la possibilité de télécharger la ressource.

Accès : https://www.canal-u.tv/

 

« Jouer avec les mots », ou comment les outils numériques peuvent nous aider à appréhender la connaissance (1e partie)

Nuages de mots et Cartes mentales avec des enfants de CE1-CE2

Nous avons organisé un atelier avec pour objectifs :

  • accompagner les enfants dans l’usage d’équipements et outils numériques
  • leur apprendre des démarches qui peuvent leur être utiles tout au long de leur scolarité et dans leur vie professionnelle
  • profiter de la dimension ludique de certains outils numériques pour aborder un travail sur les textes de fiction et les informations de type documentaire

L’atelier s’est divisé en deux grandes étapes : la création de nuages de mots clés à partir de textes de fiction ; la création de cartes mentales sur des secteurs de la connaissance familiers aux enfants.

Les fables de La Fontaine en nuages

Nous avons choisi de travailler sur les fables de La Fontaine pour différentes raisons : leur caractère de fiction, leur capacité à réveiller l’imaginaire, l’aspect familier de ces textes, le format court.

Les objectifs étaient de découvrir aux enfants de nouvelles manières d’aborder des textes et de mettre en valeur leur contenu. Ils ont choisi librement une fable par petits groupes, et la première étape consistait à identifier les « mots vides » en les différenciant des autres. Les « mots vides », dans le jargon documentaire, sont ces mots « qui à eux tous seuls ne veulent rien dire » : prépositions, articles, déterminants,… Pour notre petit exercice, nous devions garder uniquement les mots porteurs de sens et observer leur degré d’importance dans la compréhension de l’histoire racontée. Le nuage de mots allait représenter, par un dessin organisant et présentant ces mots, le contenu de notre histoire. Il fallait donc garder uniquement les mots qui pouvaient nous aider à cela.

Ainsi, en un premier temps, à l’aide d’un logiciel de création de nuages de mots clés, les enfants ont trouvé et supprimé les mots vides.  Ils ont fait un premier essai du rendu visuel pour s’apercevoir que, en effet, le sens de l’histoire ressortait et on pouvait deviner de quelle fable il s’agissait en regardant notre nuage.

La deuxième phase à consister à donner une forme à notre nuage : silhouette, couleurs, police,…

Les résultats obtenus pouvaient ressembler à cela :

Carmen Rodriguez – licence Creative Commons BY-ND 2.0 Creative Commons License

 

Vous devinez le titre de cette fable ?

 

 

 

 

Comment apprendre à réaliser des cartes mentales à des enfants de 7-8 ans ?

Pour notre seconde étape, nous avons initié un travail pour apprendre à réaliser des cartes mentales.

Des questions initiales se sont posées, notamment de savoir si des enfants de cet âge peuvent apprendre cette démarche, et si c’est le cas quelle est la meilleure façon de s’y prendre.

Nous avions écouté auparavant les mots de Joseph D. Novak, éducateur des Etats-Unis et théoricien de la carte conceptuelle dans les années 70 : « (…) on peut démarrer avec des enfants de 2 ou 3 ans en organisant l’information sous la forme d’une carte conceptuelle en utilisant des dessins sur un papier » (source : http://bit.ly/25yt8Te – vidéo en anglais avec de sous-titres en espagnol). Les cartes conceptuelles, dans ce premier niveau de compréhension, se rapprochent des cartes mentales, et nous pouvions nous appuyer cet avis.

Cet atelier est en cours, et jusqu’à présent nous avons imaginé plusieurs voies pour aider les enfants à apprendre ce type de procédure :

  • initiation à la démarche avec une catégorisation familière aux enfants : la classification des animaux ; puis reconstruction des catégories. A l’aide des mots-clés inscrits sur des petits papiers, les enfants ont retrouvé puis regroupé les différentes composantes. Il fallait retrouver les familles d’animaux, puis les deux grands groupes d’appartenance, et les regrouper sous le thème global.
  • nous avons employé la métaphore de l’arbre
  • puis la métaphore de l’arbre généalogique (le vocabulaire des cartes mentales reprend d’ailleurs ce vocabulaire : parents-enfants, ascendants-descendants,…)

Nous avons remarqué que les enfants ont du mal à aller dans le détail à partir d’une globalité. Nous continuons donc à essayer le chemin inverse, sur trois niveaux d’information : identifier les parties et les rassembler par catégories, puis en définir le thème. Nous travaillons sur des sujets qui leurs sont familiers : la musique, l’histoire, les sports, l’informatique.

Nous avons préparé un certaine quantité de mots pour chaque sujet ; par groupes, ils vont les traiter pour les rassembler dans les différentes catégories.  S’ils réussissent, ils auront construit leur carte mentale, c’est-à-dire leur schéma logique de connaissance sur un sujet donné.

« (…)aider les élèves depuis leur plus jeune âge à voir que l’information c’est seulement les parties et les pièces, mais la connaissance c’est l’organisation de cette information en une forme de modèle conceptuel(…). » (source : op. cit.).

Nous attendons la suite avec impatience. Nous ne tarderons pas à vous la communiquer…

carte mentale présentant la classification des animaux
Carte mentale présentant la classification des animaux, réalisée avec un logiciel dédié.
Carmen Rodriguez – licence Creative Commons BY-ND 2.0 Creative Commons License

 

Agir sur l’information

Agir sur l'information

Si avec le développement de l’Internet l’entité « information » s’est développée en termes de quantité, d’accessibilité, de formats de diffusion et de niveaux de profondeur, cela constitue une richesse pour l’humanité. Mais les volumes exponentiels de celle-ci nous submergent de plus en plus dans un océan difficilement maîtrisable qu’on s’est accordé pour nommer « infobésité ».
Si chacun, individu ou organisme, peut générer, publier, présenter, communiquer de l’information, il devient de plus en plus complexe et chronophage de rechercher l’information pertinente, surveiller l’information stratégique, organiser l’information localisée, catégoriser et filtrer l’information de façon à la caractériser et la visualiser,…
Des outils, des méthodes et des procédures existent. Les professionnels de l’information et la documentation connaissent, maîtrisent et utilisent au quotidien ces outils de façon à rendre ce travail de « digestion » plus efficace, rapide et pertinent.
Catégorisation, tri, filtrage, organisation, détection, sélection, visualisation, sont certaines des actions que mènent à terme ces professionnels de façon à obtenir et fournir « la bonne information, au bon moment et à la bonne personne ».
Que ce soit pour nous ou pour notre activité professionnelle, il est temps maintenant d’agir sur l’information pour qu’elle soit porteuse de sens et non seulement de mouvement.

Fête de l’Internet

Du 17 au 27 mai on célèbre en France la fête de l’Internet.  Pour nous y joindre, jouons la sécurité et les bonnes règles de navigation sur les réseaux ! Aidons surtout nos enfants à circuler sur la toile comme on les aide à circuler dans la rue !

INFOGRAFIA - 10-cles-pour-naviguer-sur-internet-en-toute-securite - PETIT
Carmen Rodriguez Licence Creative Commons

Naviguons sur Internet en toute sécurité !

Plus d’informations sur la fête de l’Internet : http://www.numedia-asso.fr